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Histoire d’en rire !

Publié le 24 août 2015 par Marie-Anne Barthelet, mis à jour le 23 août 2015

Tous les jeudi, les bénévoles s’affairent autour de la R. Voici quelques brèves de l’atelier !

Jeudi 9 heures : les fidèles ouvriers se rassemblent autour du café (faut pas perdre les droits acquis !) le Chef fait part de quelques nouveautés : le port du casque est obligatoire pour cause de chute du plafond de l’atelier, les bottes sont aussi conseillées car les fuites d’eau transforment le lieu de travail en piscine non chauffée ; heureusement « mémé » est à l’abri sous de grandes bâches. Les ouvriers casqués et bottés, se mettent en marche. Et les ennuis commencent...

D’abord ces satanés tuyaux de vapeur qui partent d’un bout mais qui n’aboutissent nulle part ; « mais c’est pas possible , il y a forcément une arrivée » et chacun de partir à la recherche , dessus, dessous, on tape, on sonde …et soudain , eurêka ! sous les tôles, bien au chaud sous le calfeutrage, un trou ; pas de problème il suffit simplement de redémonter quelques tôles que l’on a fixées avec tant d’efforts ;

Et les casse-têtes continuent. Des vannes immobilisées depuis quatre ans refusent hostilement de se desserrer , alors on fait appel aux gros bras armés d’une petite clef de 82 mm !!! ils vont s’activer avec ardeur, après l’effort, le réconfort d’un grincement plaintif « ça y est elle vient »
Et puis nouvelle réglementation oblige, le sifflet, si cher aux anciens, doit partager son domaine d’intervention avec un klaxon deux tons, mazette comme le TGV. Par contre ce dernier né de la technologie ne fonctionne pas avec la vapeur, alors c’est reparti pour de nouveaux tuyaux tarabiscotés à souhait, à terme il fonctionne et toute l’après-midi il percera les oreilles aux alentours, de vrais gamins ces anciens cheminots. Mais c’est dit, jamais ce trouble-fête ne remplacera notre bon vieux sifflet.

Dans la matinée, nous suivons avec attention, dans le wagon vestiaire, un ouvrier qui, à quatre pattes, se glisse sous les bancs, soulève des vêtements, en poussant des récriminations désespérées. Nous nous inquiétons , mais qu’a-t-il perdu ? son porte-monnaie ? son couteau ? son mouchoir ? Que nenni ; il cherche ses souliers de sécurité ! Rangées comme à son habitude mais qui ont disparu. Alors tel Maigret le voilà parti en chasse ; un petit moment après il revient « c’est bizarre j’ai vu exactement mes godillots aux pieds d’un copain »…et oui après maintes tractations le copain en question reconnaît avoir chaussé ses petits petons dans des souliers qui semblaient abandonnés ! Tout est bien qui finit bien.

Je ne peux omettre de vous parler du repas de midi pour lequel les cuisiniers de service comptent et recomptent leurs ouailles. Finalement ils jouent la sécurité et au compte final ils ajoutent plus deux ; Mais quelle stupeur lorsque tous les participants arrivent il manque toujours quelques assiettes, on joue la multiplication des invités ; ce n’est pas grave on transpire un peu aux cuisines mais tout se termine bien chacun à sa chaise et sa part !

Pour terminer ce petit tour , je vais vous relater l’épisode d’un petit trou qu’un petit futé a décidé d’obturer avec une vis bien fixée. Incrédule un copain propose de faire monter la pression d’air dans les tuyaux et boum !... un objet volant non identifié est projeté dans l’atelier , c’est notre vis qui s’est transformée en OVNI. Retour à la case départ, il faut mieux braser …

C’est ici que s’achève cette narration faite avec humour et qui n’a qu’un seul but celui de vous faire sourire, car c’est la meilleurs façon, me semble-t-il, de positiver et de rendre hommage à tous ceux qui au jour le jour œuvrent avec humilité et sérieux dans des conditions souvent difficiles.

Nous remercions nos partenaires