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Voyages 2009

Publié le 18 septembre 2009 par Benoît, mis à jour le 18 mai 2015

Clisson

Dès le mois de septembre 2008, nous avons été contactés par MM. Maurice Melaud et André Rotureau, respectivement président de l’association Val de Clisson et le président de l’Office du Tourisme afin d’assurer le 6 juin un aller-retour en train à vapeur entre Nantes et Clisson à l’occasion du festival de peinture « Montmartre à Clisson ». Après un contact très convivial, l’accord fut signé.

L’association clissonaise n’a mis que quelques jours à vendre les 304 places disponibles dans le train. C’est donc avec la fanfare que nous avons été accueillis en gare, suivi d’un sympathique vin d’honneur sur la place. Les voyageurs ont pu, durant cette belle journée, admirer le talent d’environ 150 peintres répartis dans différents
sites de la cité médiévale. La locomotive et la voiture-expo ont reçu environ 1200 personnes tout au long de la journée, un véritable succès pour nous. C’est dans la même ambiance que le retour s’est fait le soir, tender-avant. Nous avons félicité les organisateurs pour cette journée historique, et leur association étant très heureuse de notre prestation. La saison débute bien.

Jean-Claude VOLLARD

Amboise

Amboise, pour moi, ça n’était qu’une ville avec un château. Mais je vous avoue, tout nouveau que je suis dans l’association, que j’y allais surtout pour le voyage de ce 12 juillet : mon premier en train à vapeur sans être un passager. Après un allumage réussi la veille (mon premier aussi), une nuit courte (l’excitation !), c’est de très bonne heure le matin que j’ai retrouvé toute l’équipe en gare de Nantes, prête à accueillir nos voyageurs.

L’arrivée de la machine fût une surprise pour les voyageurs qui attendaient leur TGV matinal sous le crachin. Départ à l’heure pour Angers,où nous récupérons quelques voyageurs. Le train repart après ce bref arrêt pour atteindre Saumur. Nous y faisons l’eau grâce à la borne incendie présente en gare. Les voyageurs profitent de cette grande pause pour venir voir la R, mêlés aux badauds, certains la baguette de pain sous le bras. Les impressions de l’équipe de conduite circulent : la voie, posée pour des trains aptes à 200km/h est, nous dit-on, d’un grand confort de conduite. L’heure approche, et chacun regagne sa place pour repartir pour Saint Pierre des Corps.

L’arrivée sur Tours et St Pierre permet, sous l’abri, de jouer du sifflet ! Avertis par ce son si particulier, les habitants nous saluent depuis leurs fenêtres. Cela amuse beaucoup de voyageurs qui répondent en agitant la main. L’arrêt à St Pierre est minimal, comme annoncé par Pierre, notre chef de train : « deux minutes d’arrêt, personne ne descend » Dans les voitures, l’imminence de l’arrivée se fait sentir : certains préparent leurs affaires, car le train ne restera pas en gare d’Amboise, d’autres profitent encore du paysage des bords de Loire.

Enfin, peu avant 11h et parfaitement dans les temps, c’est l’annonce attendue : « Amboise, tout le monde descend ». Il faut faire vite pour que la rame libère son canton pour filer, avec son équipe réduite, vers Blois, où la R sera remise en tête et remplie d’eau après avoir été garée sur le faisceau. C’est là que tous attendront
l’heure pour revenir à Amboise vers 17h, pour chercher les voyageurs et les autres bénévoles. Une détection de boîte chaude (DBC) sur la rame nous laisse un peu plus de temps que prévu pour débarquer tout le monde, puis la rame s’ébroue, vide de voyageurs, pour sa longue pause du jour.

Dans Amboise, casquettes et uniformes ne sont pas sans faire sensation. Nous renseignons quelques curieux qui, pour certains seront sur le quai en fin d’après midi, appareil photo en main. Après une visite du château, il est temps de regagner la gare. En effet, nous ne disposons que de quelques minutes pour faire remonter 280 personnes à bord ! Des consignes ont été données aux voyageurs et à notre bonne surprise, ils sont presque tous là avant nous ! L’attente est l’occasion de répondre à leurs nombreuses questions sur la machine.

Soudain, à l’horizon de la voie rectiligne nous parvient le chant de notre machine, et ses deux fanaux l’annoncent visuellement. La R 1199 entre ainsi en gare d’Amboise, tender en avant, à la surprise de quelques uns. C’est à 30km/h (réglementaires) que
nous partons vers Tours. Quel régal d’avancer en douceur ! Nous profitons du paysage et du temps et saluons les gens, attirés en bord de voie par le bruit. Malgré un DBC à Mont Louis, nous arrivons à Tours à l’heure.

L’entrée dans Tours tender en avant se fait comme à l’aller : il y a toujours autant de monde aux fenêtres ! La rame se gare à quai, juste à côté de la marquise, pour trois-quarts d’heure. Après un bonjour aux équipes d’escale, nous demandons aux passagers de bien vouloir quitter la rame afin de procéder aux manœuvres de remise en tête, ce qui se fait en deux temps, une des voitures faisant grève de sonorisation. Quelques voyageurs sont sceptiques : allons-nous rentrer à Nantes avec le tender en avant ? Eh non : la gare de Tours, en impasse va nous permettre de repartir dans le bon sens ; voilà pourquoi nous manœuvrons.

Départ à l’heure après voir transvasé l’eau du fourgon-chaudière dans le tender. Quatre passagers n’ont pas regagné le train à temps : ils nous rattraperont à Angers par TGV, grâce aux équipes SNCF. Dans la rame, l’ambiance est plutôt calme : beaucoup de gens se reposent de leur journée. Saumur est passée, Angers se présente. La machine y est dételée pour aller faire l’eau sur le triage. C’est le moment de distribuer les plateaux repas qui nous sont livrés sur le quai.

En ce qui me concerne, je me change pour être prêt pour la suite. Après avoir mangé, je récupère la machine aux côtés de Jean-Claude, Jean-Marcel et Lionel. J’ai droit à mon baptême sous l’abri ! Nous repartons d’Angers alors que le soleil se couche,
et nous filons vers Nantes à toute vitesse. Quelle sensation grisante ; rien à voir avec la petite Decauville à voie de soixante que j’ai eu l’occasion de
pratiquer. Je regarde attentivement le travail de Lionel à la chauffe, qui m’explique quand il peut ce qu’il fait : pompes à eau, régulateur de débit de fuel, atomiseur, signalisation... La concentration est maximale. Le passage au Blottereau est l’occasion de faire siffler la machine : beaucoup de cheminots nous attendaient, massés devant le foyer, et ne manquent pas de saluer leur ancienne pensionnaire. Un avertissement nous annonce une rentrée à Nantes à vitesse réduite.

Arrivée à quai, pas le temps de traîner. Quelques voyageurs viennent nous saluer et nous voilà repartis haut-le-pied pour rentrer à la Moutonnerie. Arrêt de la machine, démontage des plaques, mise en place des grilles... Les fanaux de la R alors s’éteignent progressivement, notre géante semble s’endormir. Il est temps d’en faire autant, et la nuit sera belle, car Amboise est maintenant synonyme d’une fabuleuse journée pleine de merveilleux souvenirs !

Benoît Evellin

Pornic

C’est par une belle journée estivale, le 14 juin 2009, que les voyageurs ont pris place dans nos voitures. La 141 R a cheminé vers le bord de la mer... Nantes, Saint-Pazanne, Pornic...

Aucune manifestation particulière à l’arrivée ; aussi les passagers étaient moins nombreux qu’habituellement. Nous avons eu du mal à équilibrer notre budget. En 2010, nous essaierons de proposer des sorties à thème, le côté culturel intéresse également beaucoup les passionnés des années « vapeur ».

Marie-Christine DELFORGE

Nous remercions nos partenaires