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Boîtes chaudes et DBC

Publié le 20 août 2009 par Benoît, mis à jour le 15 août 2011

Les boîtes chaudes et leur détection arrêtaient bien souvent notre train. Mais qu’est-ce donc ? Voici une explication rapide.

Les essieux sont solidaires du véhicule par le biais d’un roulement à rouleaux (cousin du roulement à billes), apte à porter de lourdes charges. Ce roulement est fixé dans une boîte à roulement ; c’est cette boîte qui nous intéresse. Quand le roulement, suite à un défaut
de lubrification ou à un souci mécanique, se met à chauffer : il y a alors un risque de casse, qui se traduit au mieux par une immobilisation et au pire par un déraillement. Afin de ne pas être surpris, des détecteurs de boîtes chaudes (DBC) sont installés le long des voies, et permettent de savoir si un roulement va peut-être lâcher. Cela permet d’intervenir à temps, et d’éviter un incident préjudiciable à la bonne marche du train.

En cas de détection de boîte chaude, l’agent de régulation ferme le signal que va rencontrer le train. Le conducteur (ou dans notre cas, le CTT) va s’informer au téléphone du fait que ce signal soit fermé. On lui communique alors quel essieu a été détecté. Il va alors palper la boîte à rouleau, qui conduit la chaleur, en vérifiant sur les boîtes voisines si il y a une grosse différence de température. Le résultat du test est communiqué au régulateur, et le voyage peut (éventuellement)
continuer. Les détecteurs, afin de bien faire leur travail, sont de plus en plus précis, et donc de plus en plus sensibles à la chaleur.

L’inconvénient est qu’ils n’ont pas l’habitude de croiser un bloc moteur (piston) de 141 R, qui atteint des sommets calorifiques tels qu’une détection est immédiate ! Et nous voilà encore arrêtés, par sécurité.
Afin de parer à cet inconvénient, un transpondeur est installé sous la machine, au droit du bloc moteur. Cet appareil annule la détection lors du passage de la machine brûlante.

Le montage, réalisé sous le bissel avant fonctionne : les arrêts pour DBC ne seront plus qu’un souvenir.

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